Résumé

P.-A. Arnal De l'Avenir des ouvriers, par P.-A. Arnal (1850)

La bourgeoisie tombe avec le roi qu'elle avait voulu constituer son représentant.
Une trêève est imposée par la victoire : un moment elle enchaîne tout à son char de triomphe. Des citoyens, les uns oublient leurs intérêts, les autres leurs souffrances. Toutes les aspirations sont confondues en une seule qu'il faut subir, l'amour de la guerre. Il n'y a pas plus de négoce que de poésie : aux camps se débat la grande affaire. Et puis, le règne des privilégiés, des heureux de la naissance paraît s'effacer : l'Egalité, semble-t-il, donne le commandement et dicte l'enthousiasme.
Source : Gallica

P.-A. Arnal De l'Avenir des ouvriers, par P.-A. Arnal (1850)

Les nations tombent corrompues, perverties, flétries, abîmées dans une ivresse ignoble : ivresse des intérêts ou des plaisirs, qu'est-ce que cela fait, dès qu'elle amène l'abrutissement ; si elles n'ont pas la force de chasser les gouvernants, c'est qu'elles sont avinées aussi, défaillantes ; c'est qu'elles les ont choisis à leur image. Le plus exécrable, le plus sot des gouvernements mérite l'absolution du peuple qui l'endure. Elle a mérité de périr la nation qui ne sait pas se faire justice.
Source : Gallica

P.-A. Arnal De l'Avenir des ouvriers, par P.-A. Arnal (1850)

C'est alors que se recueille en elle-même une classe nombreuse, étonnemment active, les ouvriers des grandes villes, des centres principaux. A la vigueur du bras qui forme le corps par de robustes exercices ils joignent la force de tête qui permet les vastes conceptions avec un indomptable esprit de suite. Au sortir des ateliers, ils gagnent la mansarde, et là, dans cette mansarde étroite où la société ne leur assure qu'un gîte, ils s'abandonnent à des méditations scientifiques où la fougue d'une âme neuve et souffrante les fait bien plus vîte avancer que des études régulières et froides.
Source : Gallica

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