Edouard Corbière,
Le Banian, roman maritime (2/2…
“ Dans la petite manœuvre qu'il lui a fallu faire pour prendre la même direction que moi, on criait et l'on hurlait à son bord, comme sur le pont d'un bâtiment en perdition; tandis que chez moi tout le monde est silencieux, attentif, dévoué... Ces hommes rangés le long de ces pièces prêtes à faire feu au premier signal; ces gens de la manœuvre disposés à m'obéir sans souffler le mot, sont là au milieu de la nuit, immobiles comme des statues, impassibles comme du marbre... ”
