Cable (nautique)

Définition et enjeux

Henri Blerzy,  Revue des Deux Mondes

“ Il y a là un obstacle plus sérieux que la profondeur de l’Océan, obstacle qui limitera pendant longtemps encore la longueur des grands câbles, et qui ne peut être surmonté, comme les chances de l’immersion, par l’heureux hasard d’une belle traversée.
L’âme d’un câble sous-marin, que la gaîne soit en gutta-percha ou en caoutchouc pur ou mélangé de substances étrangères, est un corps fragile, délicat, incapable de résister au frottement, à l’extension et à l’écrasement.
”
Source : Wikisource

J. Brien,  Souvenirs d'Extrême-Orient. I. Une mission en Chine… (1916)

“ La grosseur de l'âme dépend de la longueur du câble à immerger, et aussi de l'intensité du trafic prévu : plus la vitesse de transmission doit être grande, et plus la cordelette de fils de cuivre qui forme le conducteur électrique doit être grosse.
La détermination des poids respectifs du cuivre et de la gutta-percha par mille nautique se nomme la spécification du câble.
Cette spécification peut varier de 300/80 à 59/59.
L'âme du câble est d'abord recouverte d'une épaisse couche de jute, enroulée en spirale, qui empêche l'armature de fils de fer d'écraser lagutta.
”
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle,  Le langage des marins : recherches historiques et critiques sur le vocabulaire maritime… (1859)

“ Le câble attache le navire à l'ancre accrochée au fond ; le câble est le lien du navire avec la terre; si on le file jusqu'au bout, c'està-dire tout entier, si on l'abandonne avec l'ancre au fond de la mer, le navire ne tient plus à la terre ; le corps est d'un côté , l'âme de l'autre : c'est bien une image de la mort, — image d'autant plus saisissante qu'on ne file guère son câble par le bout que dans un danger pressant, et que trop souvent, le navire, après avoir filé son câble, ne tarde pas à faire naufrage. ”
Source : Gallica

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