Résumé

Léon Sonrel Le fond de la mer (2e édition) (1870)

Mais l'homme veut régner sur tout le globe; la nature lui appartient ; il l'étudié avec patience. Sa curiosité lui fait affronter en face toutes les difficultés. Il veut parcourir en tous sens un empire dont les bornes lui semblent trop étroites ; il veut fendre l'air comme l'oiseau, et il dispute à l'habitant des mers ses profondes retraites. L'Océan n'a-t-il pas un attrait invincible? Il laisse entrevoir ses richesses. On dirait qu'il défie l'homme de les lui dérober. Le corail, l'éponge, la perle, ne sont-ils pas arrachés à ses abîmes?
Source : Gallica

Léon Sonrel Le fond de la mer (2e édition) (1870)

L'homme a pu sillonner la surface des océans, voler sur l'aile des vents et les vaincre en leur opposant la vapeur. Il a pu transmettre instantanément sa volonté d'un bout à l'autre du globe, ou s'appuyer Sur de légers gaz pour visiter l'empire des oiseaux. Il a pu multiplier à l'infini les traces de sa pensée ; lire dans le ciel les lois qui régissent l'univers ; asservir la lumière, cet élément insaisissable : il n'a pu connaître en son entier la surface de la terre. Nous n'avons acquis, au prix de grands sacrifices, qu'une idée imparfaite des continents et des mers qui les entourent.
Source : Gallica

Léon Sonrel Le fond de la mer (2e édition) (1870)

Tout en admirant l'audace et le bonheur de l'homme, laissons-le s'enorgueillir de pouvoir ainsi jeter au fond des abîmes les rails de sa pensée. Les signaux courent dans le câble ; nous les voyons à ses deux extrémités, mais combien de chaînons nous manquent ! Nous ignorons les mystères de la route; les dépôts océaniens se produisent sans aucun respect pour la noble destination du conducteur électrique. L'éponge, l'algue, le polypier, l'anatife, la serpule établissent volontiers sur lui leur demeure ; ils ne s'inquiètent aucunement des secrets transmis à travers leur support.
Source : Gallica

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