Résumé

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin Les mystères de l'océan (5e édition… (1884)

Le règne du feu est incompatible avec la vie, telle au moins que nous la pouvons concevoir. Il a fallu, pour que la vie pût apparaître sur le globe, que sa surface, solidifiée et refroidie, devînt le lit de l'Océan; et lorsque les continents eurent émergé au-dessus de la surface des eaux, il fallut encore, pour qu'ils devinssent aptes à engendrer et à nourrir des êtres vivants, que la mer les couvrît à plusieurs reprises, y déposât ce limon, cette vase féconde dont l'homme fut pétri, dit la Genèse, par la main divine.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin Les mystères de l'océan (5e édition… (1884)

Il n'en est pas ainsi de l'Océan. Celui qui ne l'a pas vu ne s'en fait aucune idée. Vainement il en cherche la ressemblance dans les tableaux les mieux peints, dans les grands fleuves, dans les grands lacs, dans la vaste étendue des champs, des landes ou des prairies. Rien ne saurait lui peindre l'immensité liquide. Conduit en présence de l'Océan, il demeurera interdit, stupéfait. Et que sera-ce s'il monte sur un navire, perd de vue la terre et se trouve entre le ciel et l'eau, soutenu par quelques planches au-dessus de l'abîme?
Source : Gallica

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin Les mystères de l'océan (5e édition… (1884)

Dans une nuit de tempête, quel est le marin qui ne retrouve avec joie ses amis de la veille, bercés dans le creux d'une lame ou prenant leur essor sur la crête des flots? Il n'est pas jusqu'au gigantesque albatros qui n'abandonne aussi la région des orages, pour demeurer fidèle au navire avec lequel il cingle vers des cieux moins sévères. Mais dès qu'on approche de la mer désolée, tout fuit, tout disparaît, tout change. On n'aperçoit plus l'alcyon, on n'entend plus le cri de la mouette. L'atmosphère est sans bruit, les flots de la mer sont muets, rien ne vient animer les horizons déserts.
Source : Gallica

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