Sang artériel

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

Le sang que charrient les artères est d'un rouge éclatant ; celui qui coule dans les veines est d'un rouge noirâtre. Le premier contient tous les matériaux de nutrition que la digestion et la respiration lui ont fournis; le second renferme, au lieu de ces matériaux, les résidus des métamorphoses des tissus. L'un peut entretenir la vie des organes; l'autre est impuissant à remplir cette fonction, et, quand le sang veineux vient se substituer au sang artériel, ce qui arrive dans l'asphyxie par exemple, la mort en est la conséquence rapide.
Source : Gallica

Jean Pierre Hureaux A tout le monde. La Santé, par Hureaux… (1864)

Le sang artériel, transformé en sang veineux et en lymphe, reprend le chemin de ces derniers, reçoit en route le chyle, comme nous l'avons vu en parlant de la digestion, se rend au coeur, revient aux poumons, se revivifie, retourne au coeur pour reprendre le chemin des artères et des artérioles. C'est ce mouvement continu et circulatoire du sang qu'on appelle la circulation, et qui ne s'arrête qu'avec la vie.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Perrier Edmond Perrier Précis de physiologie animale… (1882)

La composition du sang artériel est beaucoup plus constante ; le sang des artères demeure, en effet, à peu près tel qu'il est parti du coeur et devient, par définition même, du sang veineux dès qu'il a servi à la nutrition des organes. Cette transformation a lieu suivant des modes différents dans les diverses régions du corps, tandis que le sang veineux ne devient sang artériel qu'en traversant les poumons, où il abandonne de l'acide carbonique et prend de l'oxygène.
Source : Gallica

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