Résumé

Mathieu Besson La Médecine des accidents, ou Dictionnaire de médecine à l'usage des gens du monde… (1870)

Tous, en le voyant, s'excitent, s'exaspèrent, entrent en fureur, s'élancent sur lui et l'attaquent avec leurs armes naturelles : le cheval avec ses pieds et ses dents, le taureau avec ses cornes, de même le bélier. Il n'y a pas jusqu'au mouton qui ne dépouille, sous l'empire de la rage, sa pusillanimité native, et qui, loin de ressentir de l'effroi à la vue du chien, ne lui en inspire, au contraire, et, fondant sur lui tête baissée, ne l'oblige à fuir devant ses attaques.
Source : Gallica

Mathieu Besson La Médecine des accidents, ou Dictionnaire de médecine à l'usage des gens du monde… (1870)

Une des particularités les plus curieuses et les plus importantes à connaître de la rage du chien, c'est la persévérance, chez cet animal, même dans les périodes les plus avancées de sa maladie , des sentiments d'affection envers les personnes auxquelles il est attaché. Ces sentiments demeurent si forts en lui, que le malheureux animal s'abstient souvent de diriger ses atteintes contre ceux qu'il aime, alors même qu'il est en pleine rage.
Source : Gallica

Mathieu Besson La Médecine des accidents, ou Dictionnaire de médecine à l'usage des gens du monde… (1870)

On appelle hémorrhagie toute perte insolite de sang, qu'elle soit causée par une division des tissus, par simple exhalation du liquide à travers les muqueuses, ou par l'ulcération et la rupture des vaisseaux sanguins. Dans les hémorrhagies par accidents, le danger dépend de la quantité de sang perdu ; dans celles qui se produisent d'elles-mêmes, le danger est quelquefois plus grand que la quantité de sang perdu ne le ferait supposer, parce que cela indique une altération profonde du sang ou des organes qui le laissent échapper.
Source : Gallica

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