Résumé

Dictionnaire de médecine usuelle et domestique… (1858-1859)

L'air est l'aliment de la vie ; sans lui plus d'animaux, plus de végétaux ; le globe continuerait ses révolutions, mais tout serait mort à sa surface. Aussi les anciens, qui n'ignoraient point son importance vitale, lui ont-ils donné parfois le nom d'esprit ou d'èther. Introduit dans nos poumons, ce fluide fait subir au sang une modification nécessaire à l'existence; de noir et veineux qu'il était, il devient rouge et artériel; et, lancé par le coeur, après cette transformation, le liquide sanguin apporte partout l'excitation, la chaleur, le mouvement et la vie.
Source : Gallica

Dictionnaire de médecine usuelle et domestique… (1858-1859)

Il est très commun de voir des gens sensés, qui n'ont aucune expérience des maladies mentales, discuter avec les fous, comme s'ils n'avaient que des erreurs de jugement à rectifier; s'étonner, s'obstiner, en voyant que leur logique rigoureuse reste sans effet, et ne change en rien les délirantes opinions du pauvre malade. Dans leur inexpérience, ils sont quelque temps à se convaincre que les malheureux rebelles à leurs discours ont le cerveau dérangé, et ne sont pas plus capables de penser et de sentir juste, que ne l'est celui qui est dans le délire aigu d'une fièvre cérébrale.
Source : Gallica

Dictionnaire de médecine usuelle et domestique… (1858-1859)

Oui, la diète, en favorisant la disparition de la maladie, en ramenant les fonctions à leur état d'intégrité, relève les forces jusquelà abattues. L'excellence et la nécessité du régime sont un des points qu'on doit chercher le plus à inculquer dans l'esprit des gens du monde. Ce serait pour eux le moyen d'éviter bien des maladies meurtrières, ou du moins d'en diminuer la gravité; et quoique, dans bien des cas, il soit impuissant à lui seul pour amener la guérison, il doit accompagner l'emploi des autres moyens, qui, sans lui, resteraient inefficaces.
Source : Gallica

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