Hémorrhagie

Définition et enjeux

Jules Béclard,  Traité élémentaire de physiologie humaine… (1880-1884)

“ Une hémorrhagie n'est mortelle qu'autant que la quantité de sang perdu dépasse une certaine limite; tant que l'hémorrhagie se maintient en deçà de cette limite, la quantité de sang contenue dans les vaisseaux, quoique très diminuée, suffit à entretenir la vie, et la masse du sang se reconstitue peu à peu quand la source de l'hémorrhagie est tarie. En injectant donc dans les vaisseaux d'un individu épuisé par une hémorrhagie une certaine proportion de sang, on le place dans les conditions où il se trouverait s'il n'avait pas perdu la proportion de sang qu'on vient de lui restituer. ”
Source : Gallica

Portrait de Leonard Landois Leonard Landois,  Traité de physiologie humaine… (1893)

“ Plus l'hémorrhagie est rapide, plus elle est dangereuse. Les hémorrhagies considérables s'accompagnent d'ordinaire de pâleur générale et de refroidissement de la peau, d'angoisse, de prostration, d'obnubilation de la vue, de bourdonnements d'oreille, de vertige et de syncope. La dyspnée, l'arrêt des sécrétions glandulaires, la perte complète de la connaissance, et bientôt la dilatation des pupilles, l'émission involontaire de l'urine et des matières fécales et enfin les convulsions générales sont les signes précurseurs certains de la mort dans les hémorrhagies foudroyantes. ”
Source : Gallica

Joseph Rainard,  Traité de pathologie et de thérapeutique générales vétérinaires… (1840)

“ On donne le nom d'hémorrhagie à la sortie du sang hors de ses vaisseaux, soit à l'extérieur du corps, soit dans l'intérieur des tissus, soit dans une cavité.
Le sang qui s'échappe ainsi de ses vaisseaux y est déterminé par des causes diverses, dont les unes sont mécaniques et les autres vitales, c'est-à-dire qu'elles tiennent aux maladies qui peuvent se développer au milieu des organes vivants.
”
Source : Gallica

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