Résumé

Camille Faugère De la révulsion au point de vue théorique

De plus, puisqu’il s’agit de deux maladies liées par une sympathie, il est clair que la maladie primitive joue, relativement à l’affection sympathique, le rôle de cause. On est donc forcé de convenir qu’il n’y a pas là révulsion ; puisque c’est un fait général de thérapeutique qui préside à la guérison : pour faire disparaître la maladie, il faut faire disparaître la cause. Qu’on remarque bien, d’ailleurs, que ce n’est pas par une maladie artificielle que la névralgie guérit, c’est au contraire par la guérison du mal primitif.
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Camille Faugère De la révulsion au point de vue théorique

Celle-ci est le dernier effort de l’organisme contre l’action morbifique, effort qui se fait par l’union de toutes les forces du corps, et qui tend à rejeter l’humeur morbide ; dans cette lutte à outrance, un des adversaires est anéanti : si la maladie a le dessus, la mort arrive ; si c’est le corps, il y a guérison. Or, cette crise, nous dit Hippocrate, ne cherchez pas à la modifier, à la déplacer, « laissez les choses en l’état. »
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Camille Faugère De la révulsion au point de vue théorique

Car ce sont là des moyens inventés par Hippocrate contre toute évacuation immodérée. Par exemple, attire-t-on vers les narines ce qui s’évacue-par la gorge, c’est une dérivation vers le voisinage ; l’attire-t-on vers le siège, c’est une révulsion. De même, les flux par le rectum : nous les dérivons par la vulve, nous les révulsons par le vomissement. Car c’est ainsi que la nature elle-même à coutume d’agir.
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