œdème

Définition et enjeux

Ladislas-Xavier Gorecki,  Dictionnaire élémentaire de médecine (1877)

“ Lorsque l'œdème est partiel, il prend le nom de la partie qu'il affecte (oedème des poumons, des PAUPIÈRES, des membres, du scrotum, de la GLOTTE, etc.) ; lorsqu'il est général, il constitue l'ANASARQUE.
Le plus souvent symptomatique d'une autre affection (cœur, rein, inflammation voisine, etc.) , l'œdème peut constituer une maladie essentielle. Le gonflement œdémateux se montre sans rougeur ni douleur, ce qui le distingue du phlegmon. La pression du doigt imprime dans les tissus œdématiés une trace profonde et caractéristique; la dépression qu'elle détermine ne s'efface qu'avec lenteur.
”
Source : Gallica

Jules Massé,  Avis au clergé (1855)

“ L'œdème des mains, des pieds, des paupières, de la face, qui se manifeste à une période avancée des maladies chroniques, est un signe très-fâcheux : il annonce un grand affaiblissement ou une lésion organique mortelle de quelque viscère ou de quelque organe important. ”
Source : Gallica

Émile Galtier-Boissière,  Dictionnaire illustré de médecine usuelle (1913)

“ Œdème. — Enflure indolore, sans changement de couleur de la peau, produite par l'infiltration de la sérosité du sang dans le tissu cellulaire (hydropisie) .
Lorsqu'on déprime un point œdématié en pressant avec le doigt, ce point garde l'empreinte sous forme d'un godet, qui persiste un certain temps.
VARIÉTÉS. L'œdème généralisé prend le nom d'anasarque; limité aux paupières, il est ordinairement l'indice du mal de Bright (V. REINS [Maladies des] ) aux pieds et aux mains, il indique soit des varices, soit, en leur absence, une maladie du cœur.
”
Source : Gallica

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