Henri Émery, La Vie végétale, histoire des plantes à l'usage des gens du monde… (1878)
“ Dans son plus grand état de simplicité, la moelle est un parenchyme dont le rôle a été méconnu jusqu'à nous. Pendant les deux derniers siècles elle fut regardée, — par une sorte d'heureuse intuition, — comme un organe de premier ordre; malheureusement, on dénaturait par de fausses suppositions son importance réelle. Pour Magnol, la moelle élaborait les sucs destinés aux fruits; pour Caesalpin et Linné, le fruit tirait d'elle son origine; pour Borelli et Hales enfin, elle était l'agent mécanique de l'ascension de la séve, la voie par laquelle le fluide nourricier s'élève du sol aux feuilles. ”
