Fibre nerveuse

Définition et enjeux

Pierre Roussel,  Analyse raisonnée des ouvrages de médecine de Théophile Bordeu… (1825)

“ On ne peut s'empêcher de regarder la fibre nerveuse comme la première et la plus essentielle de notre machine, puisqu'elle est le véritable organe du sentiment et du mouvement, qui sont l'essence de l'animal. Mais cette fibre peut-elle être regardée comme la seule qui la compose ? Et les autres parties ne seront-elles qu'un amas de matière muqueuse, jetée presqu'indistinctement dans l'interstice des nerfs, et que ces organes modifient et disposent de la manière que nous les voyons? ”
Source : Gallica

Mathias Duval,  Cours auxiliaire de physiologie… (1883)

“ Le curare, ai-je dit, a pour effet d'interrompre la communication physiologique entre les fibres nerveuses et les fibres motrices ; il sépare pour ainsi dire la fibre nerveuse de la fibre musculaire. La fibre nerveuse motrice, une fois cette sorte de séparation accomplie, ne peut naturellement plus mettre en jeu la contractilité musculaire; lorsque nous excitons cette fibre, sa neurilité entre en activité, mais en vain. ”
Source : Gallica

Portrait de Émile Küss Émile Küss,  Cours de physiologie, d'après l'enseignement du professeur Küss… (1879)

“ Lorsqu'on irrite une fibre nerveuse, son irritation se transmet à des globules plus ou moins éloignés, et de ceux-ci à des parties périphériques. Le plus souvent c'est sur un corpuscule tactile, ou un organe périphérique analogue (annexé aux surfaces épithéliales) que l'irritation a lieu : elle se transmet par une fibre centripète au globule central qui la réfléchit, par une fibre centrifuge, sur un autre organe plus ou moins périphérique, par exemple sur un muscle, dont elle va ainsi provoquer la contraction, ou sur une glande, dont elle amène la sécrétion. ”
Source : Gallica

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