Pierre Roussel, Système physique et moral de la femme… (1845)
“ On verse des larmes sur les malheurs imaginaires des héros de théâtre, parce qu'ils ne produisent en nous qu'une émotion légère ; on se lamente, on pleure sur la perte d'un ami ou d'un parent, précisément parce qu'on doit bientôt s'en consoler. Nous cherchons à nous exagérer à nous-mêmes notre douleur par les mêmes choses qui devraient nous avertir de son peu de durée et de violence ; mais nous aimons une illusion dans laquelle notre amour-propre aspire à se faire honneur d'un excès de sensibilité que bien souvent nous n'avons pas, et dont les larmes ne furent jamais le véritable signe. ”
