Résumé

Pierre Roussel Système physique et moral de la femme… (1845)

Notre cœur s'émeut en les voyant; il semble recevoir lui-même un surcroît de vie, et participer à l'impulsion qui les fait naître. Cette impression agréable se prolonge, en détournant notre vue des progrès insensibles qu'ils font tous les jours, jusqu'au moment où les feuilles, confondues avec les fleurs, viennent frapper tous nos sens et livrer notre âme à une douce extase, à l'aspect d'un concours singulier de beautés ravissantes.
Source : Gallica

Pierre Roussel Système physique et moral de la femme… (1845)

On verse des larmes sur les malheurs imaginaires des héros de théâtre, parce qu'ils ne produisent en nous qu'une émotion légère ; on se lamente, on pleure sur la perte d'un ami ou d'un parent, précisément parce qu'on doit bientôt s'en consoler. Nous cherchons à nous exagérer à nous-mêmes notre douleur par les mêmes choses qui devraient nous avertir de son peu de durée et de violence ; mais nous aimons une illusion dans laquelle notre amour-propre aspire à se faire honneur d'un excès de sensibilité que bien souvent nous n'avons pas, et dont les larmes ne furent jamais le véritable signe.
Source : Gallica

Pierre Roussel Système physique et moral de la femme… (1845)

Vous diriez que le soleil de la vie, désormais voilé pour Marie de Mœrl, descend lentement au-dessous de l'horizon, et qu'à mesure que la lumière s'affaiblit, les ombres de la mort sortant de leurs abîmes montent peu à peu vers elle, enveloppent tous ses membres l'un après l'autre, et s'amassent autour de son âme, jusqu'à ce que celle-ci, quand la dernière lueur s'éteint, tombe tout entière dans les ténèbres.
Source : Gallica

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