Résumé

Clément Ollivier Histoire physique et morale de la femme (1857)

Sans ce secours puissant, l'instinct fait seul entendre sa voix, et la possession, comme on sait, est le tombeau de l'amour instinctif.
L'indolence des peuples d'Orient tient sensiblement aux usages de ces contrées où les femmes, se trouvant séquestrées de la société, laissent toute réunion privée des charmes de leur esprit et du piquant de leur conversation.
La femme seule, par ses saillies spirituelles et ses fines réparties, est susceptible d'animer une société d'hommes, qui, abandonnés à eux-mêmes, ne peuvent faire autrement que de s'occuper d'intérêts sérieux et graves.
Source : Gallica

Clément Ollivier Histoire physique et morale de la femme (1857)

Mais la nature, en créant les deux sexes, n'a point imposé au plus faible l'obligation de vivre dans l'esclavage et sous la dépendance de l'autre. L'homme et la femme sont nés pour vivre en société et avec des droits égaux, et il est si vrai que cette obligation a été imposée à notre espèce comme garant de sa conservation, que partout où nous voyons la séquestration de la femme, nous voyons aussi la reproduction manquant de son stimulant naturel, tomber dans la langueur et manquer le but que lui a imposé la création.
Source : Gallica

Clément Ollivier Histoire physique et morale de la femme (1857)

Or, toute rivalité est attentatoire à sa dignité, qui ne peut admettre aucun partage dans le cœur de celui à qui elle-même a donné une préférence qu'elle était libre de refuser.
La polygamie, dit Montesquieu, existe dans l'Inde, parce que la femme se mariant sitôt qu'elle est nubile, c'est-à-dire à huit ou dix ans, elle ne jouit de ses agréments et de ses charmes que dans son enfance, et qu'à l'âge où la raison pourrait lui permettre d'utiliser ses avantages pour subjuguer l'homme, elle les a déjà perdus.
Source : Gallica

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