Résumé

J P Dartigues De la Procréation volontaire des sexes… (1882)

La putréfaction, éternelle ennemie de la vie et de l'organisation, ne peut point les reproduire : la génération est la vie, la putréfaction est la mort.
La plante et l'animal n'existent sur la terre que pour engendrer; c'est là leur unique but, ils ne vivent que pour lui. La nature ne considère point les individus; elle ne voit que l'espèce, c'est-à-dire la propagation; elle n'a en vue que cet unique motif; elle frappe de mort tout individu qui ne peut se reproduire; elle le dépouille de sa beauté, de sa force, de tous ses avantages, et ne prodigue ses dons que pour engendrer.
Source : Gallica

J P Dartigues De la Procréation volontaire des sexes… (1882)

La nutrition d'un animal est l'image de ce qui se passe dans le sein de l'univers. L'un est en petit ce que l'autre est en grand; nous devenons parties intégrantes du monde comme la nourriture devient partie intégrante d'un animal. Le pain que nous mangeons va se changer en sang, puis en chair vivante, ou bien en sperme, pour former un nouvel être. Un corps inanimé passe ainsi naturellement et sans l'intervention de la divinité à l'état de vie, puis s'use et meurt, première et dernière période de la génération universelle.
Source : Gallica

J P Dartigues De la Procréation volontaire des sexes… (1882)

La femme est la tige essentielle de notre espèce, comme toute femelle est, parmi les animaux et les plantes, le centre, l'essence principale de son espèce; elle est la dépositaire, la matrice originelle des germes et des œufs.
Tout individu femelle est uniquement créé pour la propagation; ses organes sexuels sont la racine et la base de toute sa structure; tout émane de ce foyer de l'organisation; tout y conspire en elle. Le principe de sa vie, qui réside dans ses organes utérins, influe sur tout le reste de l'économie vivante. La femme est donc l'âme de la reproduction.
Source : Gallica

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