Résumé

Dr Eynon Manuel de l'amour conjugal (1909)

Car, ce que l'on refuse à l'époux, d'autres le donnent et la fleur de l'amour meurt en son printemps, tuée par celle qui devait la faire vivre.
L'amour veut de la diversité dans ses épanchements. Le même baiser, le même sourire, finissent par lasser; une femme intelligente, tant soit peu amoureuse, doit s'ingénier à ce que ses lèvres soient ou semblent être différentes, à ce que ses caresses ne se ressemblent pas, à ce que ses attitudes prennent d'autres formes, que celles du premier temps, elle doit chercher à se faire désirer.
Source : Gallica

Dr Eynon Manuel de l'amour conjugal (1909)

Une lune de miel manquée, sans entente, soit affectueuse, soit voluptueuse entre les nouveaux époux, ne saurait empêcher que leur vie ne s'écoule paisiblement, s'ils sont raisonnables. Car il est rare que les rapports habituels, commandés aux époux par les mœurs, la difficulté de s'y soustraire, au début du mariage, ne crée entre mari et femme, même indifférente, une sorte d'amour spécial, peu tendre, peut-être, mais très tenace. Mais ceci ne constitue point la lune de miel.
En réalité le plus grand nombre des hommes reste dans l'incurie de son propre bonheur en fait de mariage.
Source : Gallica

Dr Eynon Manuel de l'amour conjugal (1909)

Quand un enfant a faim, il a les yeux fixés sur la nourrice, il la suit partout, et paraît chagrin quand elle s'éloigne, il porte ses doigts à la bouche
et les suce ou suce sa langue ; la salive est sécrétée en abondance. En lui mettant le doigt dans la bouche, on sent qu'il le presse avidemment ; si on lui montre le sein, il témoigne de la joie, il saisit le mamelon et le presse dans ses mains. Lorsqu'au contraire il n'a pas faim, il prend le téton avec peine, et le quitte sans regret, après en avoir tiré trop peu de lait pour apaiser sa faim, si elle eut été la cause de ses pleurs.
Source : Gallica

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