Résumé

Jean Fauconney Bréviaire de l'amour dans le mariage…

Mais la fille sanguine mélancolique a bien d'autres inclinations que celle-là, son âme est bien plus constante. Quand elle badine, c'est avec plus de retenue, elle est aussi plus modeste. Si l'amour parait dans ses yeux et sur son visage, c'est d'une manière fort assurée, sa timidité naturelle ne l'oblige pas à s'engager sitôt à la vue d'une personne qui lui plaît. Elle y pense longtemps avant d'aimer mais lorsque l'amour a enfin pris racine, il est ardent et durable. Le feu qui l'anime est dans une matière si tenace qu'il ne l'abandonne jamais qu'après l'avoir consumée.
Source : Gallica

Jean Fauconney Bréviaire de l'amour dans le mariage…

C'est un malheur pour quelques individus; mais il résulte de cet empire de l'imagination sur nos plaisirs un bien général qui comble de félicité les hommes dont le cœur partage la jouissance. C'est une fleur que la nature a jeté sur le plaisir et qui est ornée de couleurs plus ou moins vives, selon que l'âme sent plus ou moins les transports qui l'agitent. Dans une union assortie, ou les deux sexes disirent également le moment heureux, le plaisir s'offre sous les couleurs les plus belles; c'est une rose qui se colore peu à peu, qui s'épanouit à la volupté.
Source : Gallica

Jean Fauconney Bréviaire de l'amour dans le mariage…

Son corps ne sera pas plus en repos que son âme, ses membres ne deviendront jamais immobiles ni froid, parce que son cœur ne sera point navré par l'excès des contentements amoureux, si sa voix est quelquefois chancelante, ses soupirs suffoquants, sa parole mourante et entrecoupée, il ne faut qu'en accuser l'amour qui la blesse mais ne la fait pas mourir. Sa légèreté naturelle qui ne lui permet pas de
s'attacher fortement à son mari lorsqu'elle fait ce que l'on fait dans le mariage, l'exempte des coups mortels de l'amour.
Source : Gallica

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