La délicatesse, souvent liée à la finesse et à la sensibilité, désigne une qualité de l’esprit ou du comportement qui privilégie la subtilité et la retenue. Dès le XVIIe siècle, les Jésuites de Trévoux soulignent son rôle dans la morale, en l’associant à la pureté de conscience, tandis que Pierre Drieu La Rochelle la présente comme une passion intense, capable de guider les décisions.
Gabriel de Guilleragues, quant à lui, en fait un don de l’amour, à la fois source de joie et d’angoisse. Ces interprétations variées, allant de l’esthétique à l’éthique, révèlent la complexité du concept, qui oscille entre raffinement et risque, comme le note Georges Doncieux.