Arsène Alexandre,
Les reines de l'aiguille : modistes et couturières…
(1902)
“ Il y a un abîme entre la robe de 1869 et celle de 1872, entre celle de 1875 et celles de 1878, 1889 et 1895, 1895 et 1900. Quant aux différences de détail qui nous paraissent décisives entre cent femmes rencontrées dans quelque réunion, elles se réduisent à peu de chose une fois la mode passée. Pendant qu'une mode est vivante, le regard n'est frappé que par les différences de matières, de couleurs et d'ornements, qui sont d'une diversité infinie. Quand la mode a vécu, l'esprit, qui reprend l'avantage, ne perçoit plus que les lignes qui ramènent toutes les femmes à l'unité. ”
