“ Lorsque, dans le style majestueux dont on admirait l’éclat, Renan disait à Pasteur : Votre vie scientifique est comme une traînée dans la grande nuit de l’infiniment petit, dans les dernières limites de l’être où naît la vie, il répondait mal aux humbles aspirations de sa foi. Entre la science et la création de la vie, Pasteur apercevait l’infini. L’infini pour les géomètres est, sans raffinement, l’absence de limites ; par lui-même il n’existe pas, et ne peut exister. Les philosophes entourent ce mot de ténèbres mystérieuses où leurs pensées s’égarent d’un vol majestueux et hardi. ”
Raffinement
Définition et enjeux
Le raffinement désigne une quête de perfection dans l'expression et le geste, mêlant élégance et subtilité. Ce thème, abordé par des auteurs comme Victor de Laprade, qui évoque l'ivresse du vin comme symbole de délicatesse, ou Léonce de Larmandie, qui célèbre la chasteté et l'humilité comme vertus délicates, révèle des perspectives diverses.
Edmond Roche, par exemple, relie le raffinement à une poésie sensorielle, tandis que Eugène Guillaume met en avant la simplicité artistique comme forme de sophistication. Les textes mettent en lumière une tension entre luxe et authenticité, associant le raffinement à des thèmes tels que l'élégance ou la délicatesse, souvent illustrés par des images de vin, de fleurs ou de lumière.
Citations sur “raffinement”
Félix Charpentier,
Les deux couronnes : à Duprez pour sa rentrée…
(1847)
“ Dans ton cénacle, où le jus de la grappe, A flots pressés, coule pour les buveurs, C'est de vin seul que se rougit la nappe. Va ! garde bien ta couronne de fleurs ! Sur ta couchette, où nul brocard ne brille, La nuit te garde un paisible sommeil, Et, le matin, ton heureuse famille Vient, souriante, épier ton réveil. Tu n'as besoin de garde ni d'escorte, Et quand, chez toi, sonnent les visiteurs, C'est l'amitié qui vient ouvrir la porte. Va! garde bien ta couronne de fleurs! Toujours fécond, dans tes mains libérales, Ton coffre-fort suffit à tes désirs. ”
Léonce de Larmandie,
Les poèmes d'Humilis
(1910)
“ Ni l' orfèvre fameux , ni le tailleur croisant Ses jambes sur sa table ; Que je n' ai nul vaisseau sur les grands océans , Nul trésor dans mon coffre , J' ai rimé ce bouquet de vertus que céans De bon cœur je vous offre . Je vous offre humblement ce bouquet que voici : La couleur en est franche , Et le parfum sincère , et ce bouquet choisi , C' est la chasteté blanche ; C' est l' humilité bleue et douce , et c' est encor , Fleur du cœur , non du bouge , La pauvreté si riche et toute jaune d' or , Et la charité rouge ”
