Ernest Raynaud,
À l’ombre de mes dieux
“ Et se sentir, à l’âge où l’aile aspire aux crêtes, D’une règle de plomb à terre retenu. Ô rage ! dépérir dans un relent fossile, N’avoir qu’un tableau noir pour unique horizon, Quand on entend en bas rire et chanter la ville Et qu’en haut l’air se dore au faîte des maisons ! Quand des couples heureux s’attablent aux tonnelles, Quand il est tant d’amants qui courent à travers Les blés, et, fronts mêlés sous leur unique ombrelle, Échangent des baisers, des serments et des vers ! C’est quand vos carillons d’allégresse, ô dimanches ! ”
