Prado

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Militona (1847)

“ « Je le verrai sans doute au Prado ce soir, se dit Feliciana par manière de consolation, et je lui ferai une verte semonce. »
Le Prado, à sept heures du soir, en été, est assurément une des plus belles promenades du monde : non qu’on ne puisse trouver ailleurs des ombrages plus frais, un site plus pittoresque, mais nulle part il n’existe une animation plus vive, un mouvement plus gai de la population.
Le Prado s’étend de la porte des Récollets à la porte d’Atocha, mais il n’est guère fréquenté que dans la portion comprise entre la rue d’Alcala et la rue de San-Geronimo.
”
Source : Wikisource

E. Joly,  L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)

“ Le musée du Prado raconte la gloire d'un art autonome ; la petite chapelle de San Antonio della Florida résume dans sa décoration la beauté d'une race ; le palais dont la hauteur regarde au loin l'Escorial nous impose l'idée d'un patriotisme continuant à dominer la vie et la mort.
Il est peu d'émerveillements aussi brusques que l'arrivée au Prado. Les toiles s'offrent à vous dès l'entrée sans vestibules, dans ce palais d'architecture insignifiante mais plein de chefs-d'oeuvre à vous faire croire qu'il en déborde.
”
Source : Gallica

Reinhold Baumstark,  Reinhold Baumstark. Une Excursion en Espagne… (1872)

“ Au point où finit la rue d'Alcala commence, dans la direction du nord, une seconde promenade qui semble continuer le Prado. Elle porte le nom de Paseo de Recoletos ; bien moins riche en ornements artistiques, elle n'a qu'une fontaine, et encore une fontaine assez simple. Mais l'ombrage de ses allées d'acacias et d'autres plantations charmantes en font un séjour agréable. Plus silencieuse, plus calme que le Prado proprement dit, elle convient mieux au recueillement de l'esprit et au délassement du corps. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature