Théophile Gautier,
Militona
(1847)
“ « Je le verrai sans doute au Prado ce soir, se dit Feliciana par manière de consolation, et je lui ferai une verte semonce. » Le Prado, à sept heures du soir, en été, est assurément une des plus belles promenades du monde : non qu’on ne puisse trouver ailleurs des ombrages plus frais, un site plus pittoresque, mais nulle part il n’existe une animation plus vive, un mouvement plus gai de la population. Le Prado s’étend de la porte des Récollets à la porte d’Atocha, mais il n’est guère fréquenté que dans la portion comprise entre la rue d’Alcala et la rue de San-Geronimo. ”
