Bartolomé Esteban Murillo

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Loin de Paris

Zurbaran, les mortifications du cloître, l’aspect cadavéreux et monacal, le stoïcisme effroyable des martyrs. Que Velasquez vous peigne une infante, Murillo une Vierge, Ribera un bourreau, Zurbaran un moine, et vous avez toute l’Espagne d’alors ; moins les pauvres, dont tous les quatre excellent à rendre les haillons et la vermine.
Bartolomé Esteban Murillo, né à Séville en 1618, fut disciple de Juan del Castillo, et se perfectionna ensuite à Madrid en étudiant les tableaux classiques du palais royal.
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Pierre Paris La peinture espagnole depuis les origines jusqu'au début du XIXe siècle (1928)

Si Alonso Cano est trop loué de la postérité comme de ses contemporains, la gloire de Murillo (1618-1682) subit une éclipse, et cela n'est pas juste. Au Sévillan Bartolomé Esteban Murillo on reproche la douceur maniérée de ses Vierges Immaculées et leur convention banale, trop d'inconsistance et de mollesse dans la construction de ses personnages, une facilité rapide qui séduit un instant, mais à la réflexion laisse l'esprit insatisfait et le goût hésitant. Ce sont là des
défauts assurément, mais on les exagère.
Source : Gallica

Paul Lefort Espagne et Portugal, par Paul Joanne… (1906)

Quelques-unes de ses peintures, parvenues de bonne heure en Espagne, s'accordaient d'ailleurs trop bien, dans leur naturalisme si absolu, avec les aspirations de ses compatriotes pour n'être pas accueillies avec une admiration passionnée : aussi conquirent-elles sur la jeune école une influence qui, de nos jours encore, peut être constatée sur plusieurs artistes vivants.
Bartolome Esteban Murillo, né à Séville, en 1618, était appelé à remplir un rôle exceptionnel dans cette superbe floraison d'artistes qui s'épanouit au XVIIe s.
Source : Gallica

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