E. Beulé, Murillo et l’Andalousie
“ Le style, le pathétique n’existent pas ; le saint paraît s’étendre sur un lit de roses, tandis que ses bourreaux s’entretiennent avec un air de bonté, tandis que la foule souriante semble assister à une fête, tandis que la nature elle-même n’offre rien que d’aimable, et l’atmosphère rien que d’enivrant. C’est le martyre facile, s’il est permis d’employer ce mot. Pour trouver le vrai Murillo, il faut se souvenir qu’il est Andalous. De même que sa race vit par les sens et pour l’amour, de même il est réaliste et ne peut séparer son idéal de la volupté. ”
