Résumé

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

La Vierge n'est ici qu'une jeune femme avenante et fralche.
On la voudrait pour épouse ou pour sœur ; mais, quelque bonne volonté qu'on y mette, on n'y peut voir la Mère du Verbe. Quant à l'Enfant Jésus, on trouve bien moins en lui quelque chose de divin. C'est un enfant gentil plutôt que beau, et d'une grâce qui ne sort pas de l'ordinaire. Il en est de même du petit raint Jean. Chose étrange, Murillo est un chrétien fervent, et sa peinture, quoiqu'il-y mette toute son âme, demeure voluptueuse et mondaine. Ses rêves mystiques sont mignards, à force de suavité.
Source : Gallica

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

Non seulement on le range dans l'école espagnole au-dessous du Greco, de Zurbarân, de Velâzquez et de Goya, — opinion qui peut se défendre si l'on se place simplement au point de vue d'une certaine compréhension de la nature, qui correspond au goût actuel, — mais on affecte volontiers de considérer Murillo comme un artiste jadis surfait à tort, comme un maître de second ordre, comme un praticien d'une virtuosité banale au service d'un idéal fade et mondain, en un mot comme une personnalité insipide et, somme toute, peu intéressante.
Source : Gallica

Marcel Nicolle La peinture au Musée du Louvre…

La lumière aussi joue son rôle, et son grand rôle, dans cette peinture. Depuis ses intensités les plus franches jusqu'à ses lueurs les plus fugitives, ne semble-t-elle pas être un instrument docile entre les mains du peintre ? Idéaliser son modèle, Velazquez n'y songe guère, mais il le transfigure à force de clartés.
La manière dont il dispose de l'air ambiant lui constitue surtout une supériorité sur tous les peintres. Velâzquez est par excellence le peintre de l'atmosphère. Lui seul fait saisir ce qu'il y a de subtil dans la monochromie de la nature castillane.
Source : Gallica

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