Élie Faure,
Velazquez : biographie critique…
(1904)
“ Personne, depuis les sculpteurs de la Grèce, n'a procuré à ce degré l'illusion de la vie, non pas l'illusion de surface, mais l'illusion réelle, l'illusion de la vie totale dans son frémissement secret et continu. Immédiatement, devant les formes qu'il évoque, on a la sensation non pas de l'analogie des apparences extérieures, mais de l'identité des réalités intérieures, de la chaîne ininterrompue qui lie l'être vivant à la création de l'artiste, à travers l'espace et le temps. Hommes, bêtes et plantes, éléments visibles et impalpables, tout son univers vit avec une émouvante intensité. ”
