El Greco

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Dabit Eugène Dabit,  Les maîtres de la peinture espagnole… (1937)

“ On touche alors, et à son mystère, et à son génie. Quel trouble et quelle admiration nous saisissent à assister, d'œuvre en œuvre, aux progrès de cette création. Des vierges froides, des figurants de ses toiles de jeunesse, le Greco nous conduit vers des œuvres dans lesquelles sont exprimés la beauté et le divin de l'homme. On suit ses tâtonnements, ses recherches, on le voit toucher au but. ”
Source : Gallica

E. Joly,  L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)

“ Or, voici que le Greco apporte cette double splendeur à l'ardent soleil d'Espagne, au roc élu de Tolède... Il en devait résulter l'art paroxyste qui étonne la postérité comme l'âme forcenée de l'artiste étonna ses contemporains... L'art du Greco traduit « une mystique » comme l'oeuvre de sainte Thérèse... Les états surhumains de celle-ci, avec leurs noms également étranges : « la ligature », « la nuit du sens », « la contemplation aveuglante », s'expriment à tous les yeux dans la vision du Greco... Est-il étonnant qu'une élite seule puisse entendre un langage tellement exceptionnel ? ”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Dabit Eugène Dabit,  Les maîtres de la peinture espagnole… (1937)

“ Car il ne cesse pas cependant d'être humain, il reste celui de l'esprit celui de l'âme. Mais c'est encore un monde qui apporte les joies propres au pur domaine de le peinture. Un visage d'ange du Greco, de cette découverte nous éprouvons une émotion semblable à celle que donne l'œuvre d'un art primitif et mystérieux, une statue étrusque, une statue nègre. C'est une forme tirée du néant, une invention. Et ce qui, dans la sculpture, ne vaut que par la forme, chez le Greco vaut encore par la couleur et l'expression. ”
Source : Gallica

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