E. Joly, L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)
“ Burgos avec sa cathédrale de féerie, son crucifix terrible, sa légende de sang et de gloire, nous montra l'héroïsme livrant seul aux âmes grandies l'entièreté du destin. Tolède fut la tiare enseignant tout mystère, l'au-delà de nous-même et de cet univers. L'Escorial et l'Alhambra, le plus lourd des tombeaux, le plus doux des palais, ont opposé pour nous l'appétit de mourir et l'appétit de vivre. Séville dans un air enchanté de bonheur, Madrid avec la surprise d'une méconnaissance nous ont offert cette abstraction de la vie dans l'oeuvre d'art qui semble nous livrer l'âme de toute chose. ”
