Jean Haize, Un mois en Espagne. La conférence d'Algésiras… (1906)
“ L'air est tiède et il est embaumé des parfums que l'on brûle dans des niches d'albâtre, auxquels se mêle l'exquise senteur des fleurs d'orangers qui vivent là au grand air, dans le patio. Oh ! quel enchantement de jouir ainsi de la vie ! Être le chef glorieux d'une race jeune, ardente, avec, dans les yeux, des visions de ciel et de soleil ; être entouré des plus jolies choses de la création; être bercé, l'esprit au repos, par les accords d'une musique douce et langoureuse. Est-ce réalité ou rêve? Je ne sais. De la galerie, des sons harmonieux parviennent jusqu'à nous. Ils se rapprochent. ”
