Résumé

Lucien Vigneron À travers l'Espagne et le Portugal… (1883)

Les trottoirs sont longs comme des rues, les cafés grands comme des places, et de tous les côtés une foule épaisse et mouvante, un bruit étourdissant, un je ne sais quoi de joyeux dans les visages, dans les gestes, dans les couleurs, qui empêche les gens et leur ville de vous paraître étrangers et qui vous donne envie de vous mêler à ce tumulte, de saluer tout le monde. Ce n'est pas une place comme les autres; c'est à la fois un salon, une promenade, un théâtre, une académie, un jardin, une place d'armes et un marché.
Source : Gallica

Lucien Vigneron À travers l'Espagne et le Portugal… (1883)

J'allais donc voir enfin les courses de taureaux, et à Madrid !
A l'hôtel et surtout à la salle à manger, je m'aperçus bien vite que la course du lendemain était le sujet de la plupart des conversations ; le soir, pour nous reposer, nous allâmes au jardin de Buen Retiro, dont l'entrée est tout auprès du Prado ; c'est une oasis magnifique; embellie par les eaux d'un grand étang entouré d'allées ombreuses ; il y a un théâtre et l'on y joue des comédies et des vaudevilles, quand on n'y donne pas des concerts.
Source : Gallica

Lucien Vigneron À travers l'Espagne et le Portugal… (1883)

Mais ce qui donne à la place du Commerce un aspect plus grandiose encore, c'est non seulement cet entourage de palais et de rues et ces merveilles architecturales, c'est aussi la ville qui s'élève derrière ; elle forme un fond de décors féerique ; c'est de plus le fleuve du Tage, qui vient baigner tout un côté, fleuve, qui, nous l'avons dit, a pris ici les proportions d'un lac ou d'une mer et qui est tout couvert de gros bâtiments de guerre et de commerce ou d'embarcations coquettes.
Il est onze heures du matin ; le soleil commence à devenir excessivement chaud
Source : Gallica

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