Philippe II de Espagne

Définition et enjeux

Charles Bratli,  Philippe II, roi d'Espagne. Étude sur sa vie et son caractère… (1912)

“ Philippe ne jouissait pas de ce qu'on appelle aujourd'hui vulgairement la popularité. En Espagne, un roi ne l'est que rarement. Ses sujets peuvent l'admirer, l'estimer et même l'aimer ; mais ils le font d'une manière éloignée et impersonnelle. Toutefois, sous Philippe II, tout Espagnol savait qu'aucune affaire intéressant les sujets du roi ne laissait celui-ci indifférent et qu'aucune des grandes et des petites questions du temps n'avait traversé son cerveau sans y être pesée ”
Source : Gallica

Federigo Sclopis di Salerano,  Marie-Louise-Gabrielle de Savoie… (1866)

“ C'est une triste histoire que celle de l'Espagne depuis l'abdication de Charles-Quint jusqu'à la mort de Charles II, et un douloureux spectacle que celui d'un gouvernement qui paralyse les forces d'un pays appelé par la nature aux plus belles destinées.
Philippe II fut le premier auteur de cet abaissement de l'Espagne: il façonna la royauté à son image; elle devint sombre et défiante; despote par goût plutôt que par principes, il crut assurer son pouvoir en humiliant et en persécutant ceux qui auraient pu lui résister.
”
Source : Gallica

Portrait de Auguste Laugel Auguste Laugel,  Revue des Deux Mondes

“ « Philippe II, dit-il, avec raison, n’est pas le seul responsable du rôle violent qu’a joué l’Espagne sous son règne, il n’est pas la cause unique de cette surexcitation fiévreuse. » Il en trouve les causes dans la lutte soutenue si longtemps contre l’islamisme. « Les Espagnols en étaient venus à confondre en un seul amour la patrie et la religion et à ne regarder comme utiles à la nation que le soldat et le prêtre... Ils ont vécu dans un monde de miracles et de prouesses ; ils sont devenus un nouveau peuple de Dieu qui plaçait son honneur dans la foi et dans la guerre. » ”
Source : Wikisource

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