Eugène Poitou, Voyage en Espagne (1884)
“ Pour qui n'a pas vu Grenade, il est difficile d'imaginer rien de plus merveilleux que cet Alcazar. On se croit dans un palais des fées. On est étonné, charmé, ébloui. Les murailles semblent tendues d'une guipure de soie et d'or. Je ne crois pas qu'on ait jamais égalé les Arabes dans l'art de la décoration intérieure. Malgré la profusion des ornements qui revêtent les salles jusqu'aux voûtes, et les voûtes elles-mêmes, il n'y a dans l'ensemble, tant les formes sont variées et élégantes, ni lourdeur, ni surcharge, ni étalage de richesse. ”
