Résumé

Pierre Marge Le Tour de l'Espagne en Automobile

C'est le summum de la civilisation arabe, non pas la civilisation forte et vigoureuse de la conquête, mais le génie sensuel, recherché et brillant de l'apogée qui précède la décadence; c'est l'expression du dernier éclat, toujours plus vif, d'un peuple qui va déchoir.
Au bout de l'étroite pointe qui termine la colline de l'Alhambra au-dessus de la ville s'élève l'ancienne citadelle arabe: l'Alcazaba, d'où l'on a la vue d'ensemble de Grenade la plus réussie. On tourne le dos au palais, la ville se déroule comme un plan en relief, en avant, à droite et à gauche.
Source : Gutenberg

Pierre Marge Le Tour de l'Espagne en Automobile (1909)

Au pied du village, on laisse à gauche la route qui va sur Medina Sidonia, on s'enfonce dans une gorge étroite où l'on traverse le rio de l'Alamo, puis après une montée, on pénètre au milieu d'une lande déserte et grandiose.
Les rares humains que nous rencontrons ont l'air sauvage. Tout de gris habillés, vestes courtes et rondes, pantalons évasés dans le bas et garnis de lacets flottants, larges sombreros, presque tous à cheval, on dirait des gauchos des pampas de l'Amérique du Sud; ceux-là doivent sans doute venir d'ici, Espagnols aussi.
Source : Gallica

Pierre Marge Le Tour de l'Espagne en Automobile (1909)

La végétation change à mesure que nous avançons; elle se signale maintenant par deux individus nouveaux : le palmier et l'oranger que nos yeux de septentrionaux sont surpris de voir pousser en pleine terre au bord de la route comme de vulgaires pommiers.
Le crépuscule se fait court à mesure que nous descendons dans le sud. La nuit nous surprend tout à coup, une trentaine de kilomètres avant Castellon ; comme nous ne savons pas quel hôtel nous attend là-bas et qu'il fait une nuit admirable, nous décidons de camper en plein air comme une troupe de bohémiens.
Source : Gallica

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