Jules Lacroix de Marlès

Résumé

Jules Lacroix de Marlès Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)

M. Germon avait mis pied à terre, parce qu'il craignait un faux pas de sa mule, ce qui n'était pas trop du goût de Gustave, qui prétendait que les mulets ont la marche très-sûre, ainsi que les guides l'affirmaient ; toutefois il fit comme son mentor, et ce ne fut pas sans peine que la petite caravane parvint à un plateau, sur lequel elle prit quelques instants haleine.
Soudain le bruit du tonnerre se fit entendre ; son roulement sourd et prolongé se perdait dans les échos lointains. Le brouillard prit alors: une teinte aurore, comme si une lumière éclatante le pénétrait dé ses rayons.
Source : Gallica

Jules Lacroix de Marlès Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)

Insensiblement la vallée se rétrécit, et l'on arrive au commencement d'une gorge qui semble s'être formée par l'écartement violent de la montagne, car les angles saillants d'un côté répondent aux angles rentrants de l'autre côté. On suit alors les sinuosités de cette gorge jusqu'à ce qu'une chaîne de roches, qui se présente en face, oblige le voyageur à gravir péniblement au sommet par un sentier difficile qui, se repliant vingt fois sur lui-même en forme de zigzag, découvre à chaque pas un précipice.
Source : Gallica

Jules Lacroix de Marlès Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)

D. Lopez disait vrai, et le voiturier, arrêtant ses mules, ouvrait la portière pour aider ses voyageurs à descendre.
Vue d'un peu loin, la montagne paraît tout à fait détachée de la chaîne voisine, qu'elle surpasse en élévation, et elle se compose de tant de rochers de forme conique, entassés les uns sur les autres, qu'on dirait une grande ville montrant ses clochers et ses tours. A mesure qu'on approche, l'illusion se dissipe, mais on n'aperçoit encore que des masses arides sans aucun signe de végétation.
Source : Gallica

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