Jules Lacroix de Marlès, Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)
“ M. Germon avait mis pied à terre, parce qu'il craignait un faux pas de sa mule, ce qui n'était pas trop du goût de Gustave, qui prétendait que les mulets ont la marche très-sûre, ainsi que les guides l'affirmaient ; toutefois il fit comme son mentor, et ce ne fut pas sans peine que la petite caravane parvint à un plateau, sur lequel elle prit quelques instants haleine. Soudain le bruit du tonnerre se fit entendre ; son roulement sourd et prolongé se perdait dans les échos lointains. Le brouillard prit alors: une teinte aurore, comme si une lumière éclatante le pénétrait dé ses rayons. ”
