Henri Guerlin, Ségovie, Avila et Salamanque (1914)
“ En réalité, l'on traverse, en venant de Medina del Campo, de grandes étendues plates, où quelques troupeaux de bœufs ou de moutons animent seuls les champs aux moissons maigres, où l'on aperçoit, çà et là, des villages construits dans la terre, étranges taupinières où vit une population misérable, paysage qui semble singulièrement morne au bout de quatre ou cinq heures de trajet. Et c'est un soulagement, lorsqu'on découvre Salamanque, dominée par le dôme de la cathédrale, la coupole des Augustines, et les clochers de l'église des Jésuites, pareille à une seconde cathédrale. ”
