Henri Guerlin, Ségovie, Avila et Salamanque (1914)
“ Après Tolède et Grenade, il n'y a pas, en Espagne, de cité jouissant d'une situation aussi impressionnante que Ségovie. Au sommet d'un rocher à pic, toutes ses tours, celles des maisons fortes, celles de l'enceinte, celles de l'alcazar, les dômes de la cathédrale, la foule des clochers d'église, lui font une silhouette d'un autre âge. A l'est, les formidables arches d'un aqueduc romain apportent à la ville les eaux de la sierra; à l'ouest, les tours de l'alcazar s'avancent à l'extrême bout du promontoire, au-dessus d'un gouffre, au fond duquel deux torrents se rejoignent avec un grand tumulte. ”
