Bartolomé Esteban Ribera

Définition et enjeux

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Loin de Paris

“ Zurbaran, les mortifications du cloître, l’aspect cadavéreux et monacal, le stoïcisme effroyable des martyrs. Que Velasquez vous peigne une infante, Murillo une Vierge, Ribera un bourreau, Zurbaran un moine, et vous avez toute l’Espagne d’alors ; moins les pauvres, dont tous les quatre excellent à rendre les haillons et la vermine.
Bartolomé Esteban Murillo, né à Séville en 1618, fut disciple de Juan del Castillo, et se perfectionna ensuite à Madrid en étudiant les tableaux classiques du palais royal.
”
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Paul Lefort,  La peinture espagnole (1893)

“ A une première période de tâtonnements, d'admirations obéies et de formation de son propre talent, en succède rapidement une nouvelle et Ribera entre en pleine possession de lui-même. Aux luttes et aux misères passées, une existence fortunée et glorieuse s'ouvre en même temps pour l'artiste. Venu à Naples, où gouvernait, pour l'Espagne, le vice-roi don Pedro Giron, duc d'Ossuna, Ribera s'y maria avec Léonora Cortese, la
fille d'un-marchand de tableaux et, à la suite de l'exposition en public d'un sujet qu'il a fréquemment traité, le Martyre de saint Barthélemy
”
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Voyage en Espagne

“ Ribera a peint, dans ce genre, des choses à faire reculer d’horreur el verdugo lui-même, et il faut réellement l’affreuse beauté et l’énergie diabolique qui caractérisent ce grand maître pour supporter cette féroce peinture d’écorcherie et d’abattoir, qui semble avoir été faite pour des cannibales par un valet de bourreau. Il y a vraiment de quoi dégoûter d’être martyr, et l’ange avec sa palme paraît une faible compensation pour de si atroces tourments. ”
Source : Wikisource

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