Paul Lefort

Résumé

Paul Lefort La peinture espagnole (1893)

Chacun des maîtres que Murillo a admirés pourrait à bon droit revendiquer dans ces peintures une part d'influence et de paternité. Ici, l'artiste hésite et se cherche encore au milieu de souvenirs trop vivaces. A la grâce de Van Dyck, il mêle les violences de Ribera; à l'éclat du coloris de Rubens, les gris fins et discrets de Velazquez. C'est une fusion de styles et de méthodes, mais ce n'est pas encore son style, sa manière propre.
L'année 1648 est le point de départ d'une profonde évolution et de progrès décisifs dans le talent, déjà en grande réputation, de Murillo.
Source : Gallica

Paul Lefort La peinture espagnole (1893)

Malgré les efforts et l'autorité de ses propagateurs, le style de David ne put prendre racine en Espagne.
A côté d'eux, les survivants de l'idéal du siècle passé, comme Maella, Vicente Lopez, DIEGO MONROY, FRANCISCO RAMOS, continuaient leurs débiles errements, issus des doctrines de Mengs et de Bayeu. Un mélange de styles, de manières, un amalgame confus d'emprunts et de réminiscences, provenus de toutes les écoles, et l'absence de toute force, comme de tout caractère, tel est le lamentable spectacle que présente la peinture pendant la période qui s'étend de 1814 jusque vers 1835.
Source : Gallica

Paul Lefort La peinture espagnole (1893)

Avec des méthodes larges, une entente parfaite du groupement de ses personnages, une aisance magistrale à traiter les grandes masses colorées, le Greco apportait aussi de Venise, à l'école espagnole, ce que ne possédait qu'imparfaitement Navarrete, une coloration chaude, d'une grande richesse de ton, un dessin personnel, le sens du mouvement, de la vie, et dans l'expression de ses têtes, toujours saisissantes de caractère, quelque chose d'étrangement émouvant, de fiévreux et de singulièrement mélancolique.
Source : Gallica

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