Charles II de Espagne

Définition et enjeux

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade Revue des Deux Mondes

L’Espagne, sans perdre son individualité nationale, qui survit à tout, cesse d’avoir la direction de sa politique ; elle n’est qu’un état de plus dans les vastes états de l’empereur, — le plus riche il est vrai, le plus puissant, celui devant lequel tous les autres s’éclipsent, mais aussi le plus sacrifié dans sa force, et dans son indépendance à des desseins qui le détachent en quelque sorte de lui-même et le jettent en dehors de toutes les voies de son développement naturel.
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Négociations relatives à la succession d'Espagne sous Louis XIV ou Correspondances… (1835-1842)

La période de 1661 à 1668 fut le moment le plus beau de la politique de ce prince. Il cultiva avec soin ses alliances; il maintint dans l'immobilité les puissances jalouses ou effrayées.
Il fit, avec son compétiteur à la succession d'Espagne, le plus utile traité de partage en cas de mort de Charles II, puisqu'il ménageait la réunion des Pays-Bas à la France. Il entreprit une guerre si bien préparée qu'il ne rencontra pas un ennemi en campagne, quoiqu'il rompît la paix du monde. Il s'y montra aussi surprenant par la rapidité de ses coups que par la modération de ses exigences..
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Louis Xavier Auguet de Saint Sylvain Los Valles Un chapitre de l'histoire de Charles V (1835)

Les malheurs de l'Espagne ne seraient ni aussi longs, ni aussi déplorables, si les souverains de l'Europe eussent compris leurs devoirs aussi bien que Charles Y a compris les siens. Ce prince a trop le sentiment de sa dignité, pour appeler au secours de sa cause l'appui des baïonnettes étrangères contre ses sujets égarés. Il lui eut suffi, pour que son succès fut rapide et général, que la révolte contre ses droits n'eut pas été consacrée, en quelque sorte, par la présence des ambassadeurs à Madrid.
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