Résumé

H. Taine Revue des Deux Mondes

Laissons à la porte nos répugnances, et regardons les choses comme les gens de ce pays, non par le dehors, mais par le dedans. Tout le courant de la pensée publique se porte ici vers l’observation de l’âme, et la peinture entraînée roule avec les lettres dans le même canal. Oubliez donc les contours, ils ne sont que des lignes ; le corps n’est ici que pour traduire l’esprit. Ce nez tortu, ces bourgeons sur une joue vineuse, ce geste hébété de la brute somnolente, ces traits grimés, ces formes avilies, ne servent qu’à faire saillir le naturel, le métier, la manie, l’habitude.
Source : Wikisource

H. Taine Revue des Deux Mondes

S’il y a au monde une habitation triste et qui soit en désaccord avec les mœurs modernes, c’est la sienne ; regardez en manière de contraste, au sortir de là, un hôtel rafraîchi, comme on en trouve quelques-uns dans la petite noblesse, une maison d’artiste, comme il y en a aux environs de la place d’Espagne, avec ses tapis, ses jardinières de fleurs, ses élégances multipliées et toutes neuves, les charmantes et innombrables inventions de son bien-être, ses dimensions médiocres et commodes, tout ce qu’elle enferme de coquet, de brillant, de comfortable et d’agréable.
Source : Wikisource

H. Taine Revue des Deux Mondes

Les uns, alarmés par la fougue d’un tempérament trop nourri et par l’énergie des passions insociables, ont regardé la nature comme une bête dangereuse, et posé la conscience avec tous ses auxiliaires, la religion, la loi, l’éducation, les convenances, comme autant de sentinelles armées pour en réprimer les moindres saillies. Les autres, rebutés par la dureté d’une contrainte incessante et par la minutie d’une discipline morose, ont renversé gardiens et barrières, et lâché la nature captive pour la faire jouir du plein air et du soleil, loin duquel elle étouffait.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature