Résumé

Portrait de Adolphe Mourier Adolphe Mourier Notes et souvenirs d'un universitaire… (1889)

Que le foyer soit honoré, le père respecté, que les croyances et les traditions s'y perpétuent : l'enfant, devenu homme, les transmet a son tour; le foyer garde son autel. Sans lien religieux, il n'y a pas de famille.
Dans la vie on revient toujours à la famille; elle est l'asile sacré du souvenir et de l'espérance. On n'aura pas quitté la maison paternelle comme l'oiseau qui s'enfuit de son nid pour l'oublier à jamais, dès qu'il aura senti les forces de ses ailes. L'éducation de la famille, l'école qui doit en être le prolongement, préparent au respect dans l'Etat.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Mourier Adolphe Mourier Notes et souvenirs d'un universitaire… (1889)

Si quelqu'un, au nom de la République et s'autorisant du principe de liberté, avait le droit de combattre l'insurrection victorieuse, d'en appeler contre elle aux forces morales du pays, c'était, à tous les titres, l'homme politique qui avait le gouvernement de l'instruction publique, écrivain, conférencier, journaliste, député, toujours sur la brèche dans le livre et à la tribune; on eût pu seulement trouver ses illusions trop généreuses. Le principe est l'affaire d'un philosophe; l'homme d'Etat a moins de confiance, il hésite davantage, parce qu'à travers la liberté, il entrevoit la licence.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Mourier Adolphe Mourier Notes et souvenirs d'un universitaire… (1889)

Paris, toujours agité, est un foyer de révolution; on allait dans ce milieu former une armée d'enfants qui, dans quelques années, serait adulte et pourrait tourner ses armes contre la mère-patrie. Le bataillon scolaire nous semblait une machine de guerre, entrée d'avance dans les murs et maîtresse de la place.
L'École sans Dieu, sans la doctrine du droit et du devoir, avec
son Manuel civique, prépare médiocrement les âmes au dévoûment et au sacrifice
Source : Gallica

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