Résumé

Joseph Burnichon La Liberté d'enseignement. Cinquante ans après (1900)

La servitude que l'on a en vue, celle qu'il faut briser d'abord et à tout prix, celle que la société moderne ne saurait tolérer, c'est la servitude des croyances religieuses, imposée à leurs enfants par des familles attardées.
La preuve, c'est que l'enseignement que l'on poursuit ce n'est pas l'enseignement donné par d'autres que par l'État, mais bien l'enseignement religieux, qui forme des croyants et des chrétiens.
Ni la liberté, ni même les faveurs ne sont marchandées aux établissements d'éducation où la libre pensée, voire l'athéisme, sont en honneur.
Source : Gallica

Joseph Burnichon La Liberté d'enseignement. Cinquante ans après (1900)

La Convention n'eut pas les mêmes scrupules; c'est dans son sein que l'enseignement d'État a pris naissance.
Napoléon fit mieux encore; l'État, c'était lui; il ne devait pas y avoir d'autre enseignement que celui de l'État.
Une fois établi, le système parut bon; c'était un merveilleux instrument de règne; les pouvoirs qui se succédèrent n'eurent garde de s'en dessaisir, et c'est quand on voulut le leur arracher que les doctrinaires, comme Dupin, Villemain, Cousin, Troplong, pour donner au fait une base juridique,
osèrent soutenir que l'enseignement est un attribut de la souveraineté.
Source : Gallica

Joseph Burnichon La Liberté d'enseignement. Cinquante ans après (1900)

Je ne m'arrêterai pas à prouver à l'honorable professeur que c'est bien un Syllabus qu'il s'agit d'imposer aux générations qui s'élèvent; un Syllabus, c'est-à-dire un ensemble de principes ou d'idées, plus ou moins définis, issus, dit-on de la Révolution, que l'on déclare propres à la société moderne, et dont on prétend que nous sommes les irréconciliables adversaires. Si l'État et l'Université n'avaient pas leur Syllabus laïque à substituer à l'autre, je ne vois pas pourquoi on voudrait nous obliger à recevoir leur enseignement.
Source : Gallica

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