Léon Déries, Sous la toge universitaire : souvenirs d'un inspecteur d'académie (1931)
“ Il n'en reste pas moins que le joug de l'Ecole est très lourd et que plus d'un ne réussira jamais à le secouer, que le plus souvent il ne l'essaiera même pas parce qu'il n'en sent pas le poids. Avec ses mille influences quotidiennes, les unes visibles, les autres invisibles, elle pénétre en nous à la façon de l'air qui pénétre dans nos poumons avec ses poussières, ses miasmes, ses microbes, éléments de vie ou de mort. Le Lycée d'Angers en 1870 ressemblait à tous les établissements secondaires de l'Etat à la même date. L'action des maîtres n'est jamais nulle. ”
