Résumé

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin De l'instruction publique : élémentaire… (1838)

Le plus arbitraire des pouvoirs absolus, le plus anarchique des agents révolutionnaires, la presse quotidienne exerce en France sans contrepoids et sans contrôle la liberté de son enseignement; elle peut impunément faire de l'empirisme politique, propager à son gré simultanément ou successivement, selon le besoin de la cause qu'elle défend, ou l'intérêt des partis qu'elle exploite, la science et l'erreur en matière d'économie sociale et d'administration publique ; aucune garantie d'aptitude et de savoir n'est exigée ni des gérants signataires ni des rédacteurs anonymes de journaux.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin De l'instruction publique : élémentaire… (1838)

Un homme sans moralité et sans instruction n'est pas l'égal d'un homme moral et instruit, mais il aurait pu l'être.
Les hommes qui ne conçoivent pas l'égalité sociale ainsi entendue se rejettent alors sur l'égalité naturelle qu'ils croient mieux comprendre ; mais, à notre avis, sur ce point comme sur l'autre, ils ne raisonnent pas plus juste, car la nature n'est ni moins arbitraire, ni moins variée que la société dans la dispensation de ses privilèges.
Source : Gallica

Portrait de Émile de Girardin Émile de Girardin De l'instruction publique : élémentaire… (1838)

Aussi n'existe-t-il aucune concordance entre notre enseignement public , notre régime municipal et notre forme représentative. L'instruction publique , ce puissant levier des sociétés, cherche vainement deux choses : la main et le point d'appui qui lui sont nécessaires pour relever la condition humaine , et donner à la hiérarchie sociale l'égalité civile pour base. L'instruction est la première de toutes les cultures, car elle est celle de l'homme.
Source : Gallica

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