Mortimer d' Ocagne

Résumé

Mortimer d' Ocagne Les grandes écoles de France

On a souvent, dans le public, critiqué l'utilité de l'École des beaux-arts, en se targuant de ce fait que des artistes de talent s'étaient formés en dehors d'elle. La raison n'est que spécieuse; il y a des natures d'élite qui développent leurs qualités dans un milieu quelconque; mais il est incontestable que l'enseignement théorique et pratique donné à l'École par des professeurs éminents, pour la plupart membres de l'Institut, avec le secours des plus riches collections de modèles, est seul capable de former sûrement des artistes instruits et par conséquent d'élever le niveau de l'art.
Source : Gallica

Mortimer d' Ocagne Les grandes écoles de France

A l'École polytechnique, on fait de la théorie transcendante; à l'École centrale, on fait de la théorie et de l'application. Enfin, point capital et qui les met hors de pair, l'École centrale livre un ingénieur en trois années; il en faut cinq à l'École polytechnique, puisque, après deux ans de séjour, ses élèves font deux ou trois années d'application dans les écoles spéciales, notamment aux ponts et chaussées et aux mines. C'est une sorte d'axiome aujourd'hui reçu, qu'à l'École centrale, l'entrée est plus facile qu'à l'École polytechnique, mais qu'en revanche la sortie est plus difficile.
Source : Gallica

Mortimer d' Ocagne Les grandes écoles de France (1888)

Parmi nos grandes écoles nationales, il n'en est pas qui ait plus de prestige que l'École polytechnique ; il n'en est pas qui jouisse d'une réputation si universelle et si justement méritée. La raison en est à la multitude d'hommes éminents qui en sont sortis depuis près d'un siècle qu'elle existe. Personne n'ignore que c'est la pépinière dans laquelle l'État recrute les sujets d'élite appelés à diriger les services publics les plus divers
Source : Gallica

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