Le favoritisme désigne le privilège injuste octroyé à certains individus, souvent en raison de leur lien personnel ou de leur influence, au détriment du mérite ou de l'équité. Depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle, ce phénomène a été analysé par divers auteurs : Fritz Friedmann le dénonce comme un élément de décadence dans les milieux politiques, tandis qu'Émile Gaboriau le oppose aux principes républicains de 1789.
André-Antoine Corradi Collière, lui, le rattache au népotisme et à la déviation des mécanismes de recrutement. Ces réflexions mettent en lumière la tension entre arbitraire et mérite, thème central dans les débats sur la justice sociale et la gouvernance.