Louis Onuphre Leroux du Châtelet

Élements biographiques

Louis Onuphre Leroux du Châtelet Des Finances, d'après le système présenté par Sully à Henri-le-Grand… (1818)

Le système de Sully tient aux moeurs , aux richesses réelles qu'on ne peut nous enlever ; demande plus d'encouragement et de véhicule, exige plus d'ordre , plus d'économie, et attache davantage à la patrie, au gouvernement de ses pères ; aime , recherche la tranquillité ; crée les vertus domestiques et se plaît dans la modestie. L'autre souvent n'existe que dans le changement, dans le caprice , produit plutôt l'intérêt personnel, l'égoïsme, que l'amour de son pays. Il s'alimente des désordres même des guerres favorables aux chances hasardeuses qu'il se plaît à courir.
Source : Gallica

Louis Onuphre Leroux du Châtelet Des Assemblées provinciales, ou de la Nécessité de réorganiser les administrations secondaires et municipales… (1817)

Ici, au contraire, la justice fonde la félicité commune; le Monarque ne peut avoir qu'un seul désir, qu'un seul intérêt, la prospérité publique et le bonheur des individus de la grande famille.
De même que l'ordre, la considération, la tranquillité, le maintien de la monarchie dépendent de l'étendue, de la conservation de l'autorité légitime, l'autorité légitime, à son tour, s'appuie sur la tranquillité et la félicité publiques qui naissent des rapports qui se trouvent entre les branches d'administrations et de pouvoirs secondaires émanés de la grande puissance paternelle.
Source : Gallica

Louis Onuphre Leroux du Châtelet Des Finances, d'après le système présenté par Sully à Henri-le-Grand… (1818)

L'impôt sur les portes et fenêtres, qui, en quelque sorte, est un impôt somptnaire, porte en lui-même une injustice énorme. La lucarne de la chaumière de l'indigent est taxée au même prix que la croisée à verre de Bohème de nos palais ; on fait acheter aux malheureux l'air qu'il peut à peine respirer sous son humble toit, construit seulement pour l'abriter des intempéries des saisons; tandis que l'orgueilleuse demeure du riche, qui lui procure toutes les jouissances de la mollesse , n'offre à l'Etat que le même prix que celle du pauvre, qui trouve à peine une botte de paille pour se reposer.
Source : Gallica

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