Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard

Élements biographiques

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Des Finances de France et du budget proposé pour 1816… (1816)

La chose la plus essentielle en matière de finances, est d'établir les contributions de manière à ce qu'elles ne puissent gêner l'industrie ; or, de telle manière que l'on considère l'impôt que nous proposons de mettre sur les facultés, on sera forcé de convenir qu'il ne pesera ni sur les personnes , ni sur les propriétés, ni sur les capitaux, et qu'il ne portera que sur l'aisance réelle des individus.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé par le ministre des Finances pour l'année 1817… (1817)

Il arrivera donc que pendant que la caisse amortira avec un bénéfice quelconque, la trésorerie empruntera avec une perte au moins égale : il n'y a donc aucun avantage pour elle dans cette opération, tandis que la perte est immense pour le public, puisqu'indépendamment des salaires des administrateurs et des commis de la caisse, les 40 millions enlevés pour elle chaque année à l'agriculture, aux manufactures et au commerce, produiraient une stagnation encore plus dangereuse que les profits particuliers de cet agiotage. L'amortissement, dit-on, est établi pour soutenir l'honneur de nos effets.
Source : Gallica

Jean Saint-Sardos de Montagu Mondenard Examen du budget proposé pour 1818 par le ministre des Finances… (1818)

On oublie que si le peuple français est sorti momentanément de sa détresse par le paiement des dettes et des contributions en assignats, par la distribution des biens du clergé, de la noblesse et de la couronne, et par les taxes de guerre levées chez l'étranger, ces causes n'ont produit que des déplacements de fortune, mais aucune prospérité permanente. Nous avons perdu nos capitaux, nos colonies, notre véritable aisance; et le peuple des campagnes, que l'on s'obstine à ne compter pour rien, parce qu'on pevoit que Paris, est plus que jamais dans la misère.
Source : Gallica

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